Tolérer or not tolérer, est-ce une vraie question ?

“Le meilleur aboutissement de l’éducation est la tolérance.” Helen Keller 

Helen Keller… une grande dame, que j’admire énormément, mais là n’est pas le sujet. Si vous ne la connaissez pas, je vous conseille cette mini-vidéo

Elle est très jolie cette phrase n’est-ce pas ? Mais peut-être serait-il judicieux de commencer par définir la tolérance, histoire qu’on soit tous bien raccord avant de rentrer dans le vif du sujet. Si on ouvre un peu le Larousse, on trouve cette définition : “Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres.” Donc pour les deux du fond, tolérer quelque chose c’est ne pas être d’accord avec cette chose mais l’accepter quand même. Genre moi par exemple je déteste les crocs, mais je tolère les gens qui en portent.  

La tolérance serait donc le meilleur aboutissement de l’éducation… Cela implique que c’est quelque chose que l’on “apprend”, donc logiquement cela voudrait dire qu’à l’inverse nous apprenons également l’intolérance voire la haine. 

J’adore cette phrase, car elle résume exactement ce que je pense : pour vaincre la haine et la violence, il faut commencer par apprendre à nos enfants à respecter autrui, peu importe son sexe, la couleur de sa peau, sa religion, son orientation sexuelle, politique, sa chanteuse préférée (moi c’est Céline Dion mais on ne juge pas ici ok ?), etc.  

Parce qu’en vrai, qu’est-ce que ça change à notre vie ? En quoi une décision que prend une personne lambda concernant sa propre vie, son propre corps, peut-elle avoir un impact sur la mienne ?  

Cela peut paraître très moralisateur, mais j’aimerais vraiment comprendre le pourquoi du comment des discours haineux, qu’est-ce qui fait que certaines personnes soient si intolérantes envers une catégorie précise de la population ? 

Si mon voisin décide de devenir vegan ou bouddhiste, ça ne va rien changer à ma vie. Si un homme décide de se maquiller et de porter une jupe, à part me saouler parce que la jupe va mieux lui aller à lui qu’à moi, je ne vois pas non plus en quoi ça va pourrir ma journée. Et le pire, c’est que parfois on ne tolère pas des personnes du fait de leur couleur de peau par exemple, alors que les pauvres elles n’y sont pour rien ! C’est comme si on se mettait à détester toutes les personnes qui ont un grain de beauté sur le front : RI-DI-CU-LE. 

On peut penser que les parents ont un rôle à jouer dans cette affaire. Je ne suis pas en train de dire que toutes les personnes intolérantes ont des parents intolérants, il est souvent plus facile de déverser sa haine sur quelqu’un que d’essayer de comprendre cette personne. Mais même si on ne leur apprend pas forcément à détester, je pense qu’on peut leur apprendre, si ce n’est à aimer, au moins à s’accommoder. On peut leur apprendre à réfléchir, et leur expliquer les choses de façon rationnelle afin qu’il puisse tenter de connaître et de comprendre l’autre. Parce qu’il y a ce côté-là aussi, souvent on n’aime pas trop les choses nouvelles, l’inconnu fait peur, on ne sait pas comment réagir, comment se comporter. Et il est important qu’un enfant sache que le bonheur ne se trouve pas au même endroit pour tout le monde, et que c’est quelque chose qu’il faut respecter, tant que cela ne met pas sa personne en danger. 

Il faut être capable d’accepter la différence, que ce soit la sienne ou celle des autres. Et pour cela il ne faut surtout pas tenter de faire rentrer nos enfants dans un moule, mais bien les laisser être qui ils sont. Un enfant dont on a dénié les passions, rabaissé les envies, avec qui on n’a pas été indulgent en le “forçant” à devenir quelqu’un qu’il n’était pas, à devenir ce qu’on voulait qu’il soit, aura forcément du mal à accepter les personnes qui ne rentrent pas dans le même moule que lui, qui sont un peu différentes de lui, de la “norme”. Et c’est comme ça que l’on crée de vraies cocotte-minute, pleines de frustration et prêtes à laisser exploser leur haine à tout moment. 

C’est ce qui m’amène parfois à penser que les personnes tenant ce type de discours haineux doivent finalement être bien malheureux dans leur vie. Et quand on est malheureux, il est toujours plus facile de blâmer les autres que de se regarder dans le miroir et chercher ce qui ne va pas. On en revient toujours un peu au même point finalement : réussir à être soi-même et à accepter les autres tels qu’ils sont. 

Alors apprenons le respect et la tolérance à vos enfants, le monde n’en sera que meilleur !  

3 commentaires sur « Tolérer or not tolérer, est-ce une vraie question ? »

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